Une femme se promenait lentement sur un chemin de montagne. Sa marche rythmée martelait le sol crissant sous ses semelles dentelées. Le sentier, cahotait comme un trait de canif grisé au flanc de la montagne. Escarpé. Lascif. L’un après l’autre, les virages enlaçaient la pente : devant elle la promesse reculée du col, derrière la mémoire furtive des images changeantes. En aval, la course des hautes herbes ondulant vers un torrent argenté. En amont, la paroi dénivelante et chaotique s’élançant vers le bleu du ciel. Et tout là-haut, le soleil capricieux de l’été s’étirant. Comme une circonstance hasardeuse parmi cet amas
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