Les travaux scientifiques récents, soulignant l’urgence des défis climatiques, marquent un tournant pour les sciences de gestion. Ces études viennent bousculer un univers longtemps conforté dans ses certitudes, en mettant en lumière les lacunes d’une discipline qui semblait déconnectée des impératifs environnementaux.

Les chiffres sont sans appel : selon le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), il est crucial de limiter le réchauffement climatique à 1,5°C par rapport aux niveaux préindustriels pour éviter les conséquences les plus désastreuses du changement climatique. Pourtant, les émissions globales de CO2 ont atteint un niveau record en 2019, mettant en péril les objectifs de l’Accord de Paris.

Cette dissonance

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