1. La violence des nouvelles organisations dites néo-libérales

Les individus sont placés dans des organisations, dites néolibérales, qui ne sont plus contenantes du fait des transformations permanentes auxquelles elles sont confrontées (Enriquez, 2007). Le développement des structures matricielles complexes, la réduction des lignes hiérarchiques, la généralisation du management de projet, la pression des clients ne protègent plus les acteurs mais au contraire les exposent à « une violence des échanges ordinaires » plus importante que par le passé (Valiorgue, 2009).Cette intensité du travail n’est plus régulée, comme c’était le cas dans le passé, par la clarté de l’organisation et l’activité des managers. Les acteurs de première ligne doivent absorber par eux-mêmes, une grande partie de ces régulations, qui étaient auparavant prises en charge par l’organisation et la ligne managériale.Par ailleurs, les collectifs s’étant aujourd’hui affaiblis, la gestion de la complexité et du stress relève de plus en plus des seules

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