Ce que nous apprend concrètement l’entreprise libérée
Théo Holtz (2017: 125) a étudié pendant plusieurs mois une entreprise située dans le secteur pharmaceutique dont le PDG a mis en place en 2013 une démarche d’innovation managériale fondée sur la notion de responsabilisation qu’il a résumée dans l’acronyme SARA (Société à Responsabilité Amplifiée). Il décrit avec précision son modèle dans le numéro spécial sur les » Entreprises Libérées » de la revue RIPCO (N° 56 – 2017).Inspiré par les lectures de Hyacinthe Dubreuil et de la sociologue Simone Veil, le dirigeant a opéré une série de transformations assez radicales :- L’organigramme hiérarchique a été remplacé par une représentation « organique » des relations entre les différents services. Celle – ci fait référence à la métaphore du fonctionnement des cellules du corps humain pour représenter les interactions entre les différentes unités de travail qui sont désormais intitulées » Bases Allocation Service Expertise ». Chaque « BASE » est









