C’est un fait largement établi, même parmi les plus anti-intellectualistes d’entre eux (Zobrist par exemple) : à côté de leur oralité effervescente, les entrepreneurs d’utopie écrivent beaucoup, et pas seulement sur leur expérience d’entreprise mais dans le domaine de la philosophie sociale et politique. C’est là d’ailleurs leur marque de fabrique. Déjà, R. Owen fut un plumitif respectable. E. Cabet et J.-B. Godin excipèrent d’une bibliographie copieuse. Plus près de nous, A. Olivetti marqua la vie intellectuelle, politiquejavascript:void(0) et sociale de son temps, beaucoup plus qu’il n’influença les milieux patronaux, toujours réticents face à son exigence de démocratie dans tous les registres de la société. On lui doit ainsi de nombreux ouvrages, la création d’une revue et d’une maison d’édition, adonnés à l’industrie certes, mais aussi
Les utopies d’entreprise : une source d’inspiration pour libérer le management ?
4.3. L’analyse documentaire de première ou de deuxième main
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