Frédéric Lordon, directeur de recherche au CNRS, s’interroge sur l’avenir de la monnaie unique. Il souligne les dissensions qui opposent les partisans français et allemands de la déflation compétitive, afin de limiter les effets des hausses des produits énergétiques. Cette politique vise à réduire l’inflation domestique qui accélère les importations et freine les exportations. L’auteur prévient, dès 1997, qu’en cas d’adoption de l’euro, qui rendrait impossibles les dévaluations compétitives, les politiques budgétaires et monétaires des pays membres de la zone euro deviendraient inefficientes. De telles politiques doivent tenir compte de l’ » opinion globale » des agents économiques, traduite notamment par les marchés financiers. Ces
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