Les auteurs du livre « Le slow management » invitent les managers à libérer du temps pour porter davantage d’attention à leurs collaborateurs. Nous partageons ce point de vue mais de façon plus nuancée.
Pour commencer, rappelons que le rapport au temps des acteurs dépend de nombreux facteurs qui ne relèvent pas toujours de leur propre pouvoir. Nous avons déjà montré que le choix du « business model » développé par l’entreprise, selon qu’elle choisisse un modèle de compétitivité prix ou hors prix a un impact déterminant sur cette question. Autrement dit, dans une organisation, le rapport au temps des acteurs est davantage une conséquence systémique plutôt qu’un choix des individus. Les incantations idéologiques qui consistent à faire un éloge systématique de la lenteur ne suffisent donc pas.Ce principe étant posé, il est toujours possible de développer des









