Résumé
Dans un article au nom évocateur, » Regard sur trente ans d’économie industrielle « , Alain Balasse (2003, p. 115) soulignait le fait que les sciences économiques et les sciences de gestion avaient trop longtemps été présentées comme deux facettes d’un même savoir : » D’un côté, la science économique au sens large – telle qu’elle est enseignée dans les amphithéâtres – relève, de par son caractère normatif, de schémas purement conceptuels souffrant, dès lors, d’un manque évident d’opérationnalité. De l’autre, le management, en raison des domaines nombreux et variés auxquels il est amené à faire référence, peut sembler orphelin d’une base de réflexion théorique solide et unanimement reconnue « . Les choses évoluant, nous avons assisté à un rapprochement de ces deux sciences, symbolisant l’arrivée à maturité de l’économie industrielle. Le terrain de l’interdisciplinarité est cependant loin d’être épuisé. Éric Brousseau et Jean-Michel Glachant (2000, p. 46) font même preuve d’un certain optimisme en









