Dans cet article nous posons l’hypothèse que les sciences de gestion reposent aujourd’hui sur un paradigme dépassé. Les nouveaux défis que rencontrent les entreprises nécessitent de mobiliser de nouveaux principes, méthodes, ressources cognitives et sociales qui sont assez loin du référentiel de compétences qui a été jusqu’à présent privilégié.
Cette nouvelle réalité socio – économique a un impact considérable sur leur fondement et leur pédagogie. Si dans le passé elles devaient essentiellement former les futurs managers à concevoir des stratégies de volume, à maîtriser les coûts, et à exercer une autorité disciplinaire, elles doivent désormais les encourager à mobiliser leur créativité, leur capacité à collaborer et à développer l’autonomie de leurs collaborateurs.
Compte tenu de la rapidité avec laquelle les mutations sont en train de se produire, les changements à envisager sont devenus urgents. Mais cela









