3.2 La geôle de Stanford

L’administration américaine se souciait du malaise qui régnait dans ses prisons. Les trop nombreux suicides, violences et dépressions provenaient-ils d’un recrutement de gardiens particulièrement sadiques, de la vulnérabilité de délinquants par définition marginaux et fragilisés, ou de la conception même du système pénitentiaire ? Une étude fut confiée au département de psychologie sociale de l’université de Stanford.

Pour étudier le phénomène, le Pr Philip Zimbardo reconstitua à l’identique une prison ordinaire. Des volontaires furent recrutés par annonce parmi les étudiants pour jouer les rôles de détenus et de gardiens, tous préalablement testés par des psychologues en vue d’écarter les personnalités  » pathologiques « . Dix  » prisonniers  » et onze  » gardiens

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