L’ Aigle et le Chat-huant leurs querelles cessèrent,
Et firent tant qu’ils s’embrassèrent.
L’un jura foi de Roi, l’autre foi de Hibou,
Qu’ils ne se goberaient leurs petits peu ni prou.
» Connaissez-vous les miens ? dit l’Oiseau de Minerve.
– Non, dit l’Aigle.- Tant pis, reprit le triste Oiseau.
Je crains en ce cas pour leur peau :
C’est hasard si je les conserve.
Comme vous êtes Roi, vous ne considérez
Qui ni quoi : Rois et Dieux mettent, quoi qu’on leur die,
Tout en même catégorie.
Adieu mes nourrissons si vous les rencontrez.
– Peignez-les-moi, dit l’Aigle, ou bien me les montrez.
Je n’y
Et firent tant qu’ils s’embrassèrent.
L’un jura foi de Roi, l’autre foi de Hibou,
Qu’ils ne se goberaient leurs petits peu ni prou.
» Connaissez-vous les miens ? dit l’Oiseau de Minerve.
– Non, dit l’Aigle.- Tant pis, reprit le triste Oiseau.
Je crains en ce cas pour leur peau :
C’est hasard si je les conserve.
Comme vous êtes Roi, vous ne considérez
Qui ni quoi : Rois et Dieux mettent, quoi qu’on leur die,
Tout en même catégorie.
Adieu mes nourrissons si vous les rencontrez.
– Peignez-les-moi, dit l’Aigle, ou bien me les montrez.
Je n’y








