Un vieux renard, mais des plus fins, 
Grand croqueur de poulets, grand preneur de lapins, 
Sentant son renard d’une lieue, 
Fut enfin au piège attrapé. 
Par grand hasard en étant échappé, 
Non pas franc, car pour gage il y laissa sa queue ; 
S’étant, dis-je, sauvé sans queue, et tout honteux, 
Pour avoir des pareils (comme il était habile), 
Un jour que les renards tenaient conseil entre eux : 
 » Que faisons-nous, dit-il, de ce poids inutile, 
Et qui val balayant

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