La souffrance au travail, l’intensification du travail, le stress, la perte du sens… sont dénoncés dans de nombreuses publications qui évoquent la crise du travail contemporain.Paradoxalement, ces mêmes travaux soulignent une très forte attente à l’égard du travail qui doit non seulement fournir un revenu, mais aussi un statut, de la reconnaissance et un épanouissement personnel (Méda, 2010).

Il est indéniable de constater que le travail ne ressemble plus guère à ce qu’il était il y a une trentaine d’années et qu’il est soumis à de grandes tensions. Michel Lallement (2010) met l’accent sur quatre tensions majeures :
– la première est de nature macrosociale : la marchandisation du travail à l’échelle internationale et l’usage toujours croissant des TIC ont recomposé les mondes du travail. On assiste désormais à l’opposition entre travail de riche et travail de

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