Introduction
Ces dernières années, les médias ont été largement investis par le discours d’une vague d’entrepreneurs vantant les mérites de » nouvelles » pratiques de management favorisant une culture de l’autonomie et de la prise d’initiatives. Ainsi ont vu le jour de nouveaux modèles de management plus participatifs et plus collaboratifs. Le phénomène des entreprises libérées participe de ce mouvement global ciblant la performance économique par l’innovation sociale.A l’occasion de la conférence Boosting social entreprise in Europe en juillet dernier (2) qui lançait la présidence luxembourgeoise du Conseil de l’Union européenne, les intervenants (3) ont bien rappelé que la gouvernance démocratique était un élément central de l’identité des entreprises sociales. Abondant dans ce sens, de nombreuses interventions du public ont souligné que les spécificités de l’économie sociale ne se résumaient pas à ses finalités sociales.Toutefois, si les caractéristiques propres de ces entreprises ainsi que les









