La souffrance des dirigeants d’entreprise
Quand un salarié du Technocentre de Guyancourt (Renault) ou de France Télécom se suicide, les médias en font un fait de société… et ils ont raison. Quand un petit patron se suicide, les médias en font un fait divers… et ils ont tort. Fait de société pour les uns – les travailleurs salariés des grandes entreprises –, fait divers pour les autres – les travailleurs indépendants et les dirigeants de PME. Au nom de quoi cette différence de traitement médiatique ? Par quel mécanisme pervers, la souffrance des uns vaudrait davantage d’attention et donc de bienveillance que la souffrance des autres ? Avant d’être sociale, la souffrance n’est-elle pas d’abord humaine ? La souffrance patronale n’est pas un oxymore, mais une réalité qui s’appréhende hélas par le nombre de suicides, par le phénomène de burnout qui affecte aussi les dirigeants.









